Le Jeu de rôles de fantasy orientale/clockpunk

ALHOMBRE

La cité ayant le plus de contacts avec la Bazilée, par la fréquence des navires qui relient les deux bords, on y sent l’influence du royaume continental. Une partie de la population est originaire de celui-ci, ses modes et ses façons de vivre ont été importées également ; on en ressent l’influence jusque dans l’architecture.

C’est le sens politique alambiqué du Bazilân qui s’épanouit ici, sous la conduite de Enrique Boljini. Considéré, un peu par la force, comme le Sultan des sultans, il s’entoure d’une véritable cour, noyée sous le faste et l’apparat, où chacun est un parasite utile, espion de ses collègues et thuriféraire des ennemis du trône, panégyriste aguerri et spadassin occasionnel.

Contrairement à l’académie politique de Delys, ici rien n’est réellement codifié et si il existe des fondements théoriques ils sont cachés au creux du labyrinthe qui sert de soubassements au palais. Nul ne peut donc rentrer dans l’esprit du souverain et des ses conseillers pour savoir comment ils prennent leurs décisions.

L’atmosphère y est souvent lourde, empesée, les complots ourdis par les uns et les autres obligeant chacun à la plus extrême prudence, jusque dans les plus simples paroles. La cour est décadente et corrompue, les orgies y sont monnaies courantes et remplacent l’octroi de charges ou de terres à l’égard des nombreux courtisans.

On y respire difficilement, retenant son souffle afin de ne point laisser échapper la moindre vérité sur soi-même ou sur un proche ; les gardes pourpres et leur réseau d’espions étant toujours à l’affût, quelque-part, dans l’ombre…

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