Ardashir III et le Shadiraï

Aux heures où furent déclarées la Diaspora des Trônes et l’embargo du Taggoth, le roi du Shadiraï était déjà conscient que sa position géographique lui offrait les clefs d’une domination future de Gandariah. Son nom était Ardashir.

Ancien kalandar défroqué, il avait pris le pouvoir avec l’assentiment de l’armée qui ne supportait plus la mollesse de son prédécesseur, et craignait pour le royaume. Arcaniste, il manipulait la Sphère de l’Espace-Temps (Chimérie), la Sphère du Commandement (Envoûtements) et celle des Affaires (Divination).

Emportant le trône vers ses terres, il fit placer celui-ci à Izkandaraï pour laquelle il se lança dans une campagne d’urbanisme intensive, centrée sur le palais des rois.

Assisté de brillants architectes militaires, il conçu des défenses supplémentaires autour de Zenzoumar (voir Encyclopédie de Gandariah), issue commerciale indispensable du fleuve Amra (fleuve du Lion).

La tension avec le Taggoth l’incita à mener campagne et s’étendre à Niydine, créant une zone tampon protectrice pour la cité de la Fontaine de Vie. C’est à lui que l’on doit l’initiative des fortins d’Edjaz.

Ardashir mena plusieurs assauts pour restaurer l’implantation de son royaume aux quatre vents, confortant ses accès aux ressources et aux routes terrestres et navales. Il utilisait, d’après les poètes, des portails de Déplacement Instantané afin de surprendre l’adversaire. Certains prétendent que ce pouvoir émanait d’un artefact qu’il aurait reçu lors d’une visite impromptue d’un vieil homme prétendant être Aramidras. Quoiqu’il en soit, la surprise frappa régulièrement ses ennemis. Ardashir surgissait au milieu des troupes et les isolait, les encerclait, les harcelait.

En peu de temps, le Shadiraï fut sécure. Les fondements de sa géopolitique conservèrent la trace de l’héritage qu’Ardashir su insuffler.

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