Le Jeu de rôles de fantasy orientale/clockpunk

Chroniques du Roi Errant (saison 2)

Eté 239: Arasil -le roi errant- est envoyé en Bazilée pour être initié à la confrérie Sparakéenne. Il parvient à se soustraire à l’épreuve du tertre, et disparaît.
Voladim cache sa disparition comme il le peut, mais les devins de Yakal Khagan ressentent le mensonge dans ses manœuvres.
Pour Yakal, il apparaît que Voladim souhaite s’accaparer le pouvoir suprême, et qu’il aurait pu faire disparaître Arasil volontairement.
C’est le moment que choisi la Société des Masques pour enclencher la Révolution du Lys.
Lys en boutonnière, les partisans de la république s’emparent de la flotte de Voladim. Désormais, la Déclaration des Droits Universels est le code commun des flottes des mers pélaboriennes et du golfe d’Azkara.
Pélaboria, gouvernée par le Sénat installé à Encarthe, proclame son indépendance. Voladim perd une puissance importante. Il est cerné par des compétiteurs.

Automne 239: On croit voir Arasil en terre Feung, sous les traits d’un émissaire des nains sans nom, surnommé Hamiel. Il fait construire un cheval mécanique d’orichalque à Taizu Huang. Celui-ci possède la faculté de couvrir son cavalier d’une carapace métallique blindée en cas de danger.
Une épidémie mystérieuse frappe Akazame. L’île est placée en quarantaine.
Les rumeurs les plus folles courent. Certains parlent de nécromancie, d’autres de monstres marins krakéites revenus des profondeurs…
La Bazilée ferme ses ports à tous les navires en provenance de Pélaboria.
Une tempête souffle sur les confreforts du Mazighan, à la faveur des zéphyrs. Une mer commence à se former à l’ouest d’Ez-Zaouat.
Au Maha, le prince Ravinagilar termine sa tournée des cités et amène à Dhamma une armée prête à affronter les Hordes Noires. Elle stationne à Bab En-Nûr et entreprend de couper la route de Pudara, seul chemin à l’ouest entre le Shadiraï et la Baktrée. Yakal Khagan retarde l’assaut final contre Zenzoumar et envoie le gros des troupes sur Lazareth. Commence alors la Guerre des Montagnes de l’Horizon entre les moghûls et les Mahani.

Hiver 239: La Bazilée est contaminée par le mal en provenance d’Akazame.
Elle affecte particulièrement les arcanistes. Les soupçons se tournent vers les Apôtres de la Négation. D’autres pistes s’orientent vers des résurgences kshayatrim. On suppose même que les effets de l’Orbe d’Atka’ab sont en cause: a-t-on affaire au Fléau des Sangs Brûlants? Mais rapidement, dans le milieu des sciences, on comprend qu’il s’agit de la peste. La Bazilée lutte de toutes ses forces pour sortir du malheur vite et dans la meilleure situation possible.
Les pélaboriens soutiennent la montée sur le trône du Mazighân du prince Sayuddin, qui est fait Emir. Il signe un pacte défensif avec la jeune république pélaborienne. Les navires de guerre entreprennent de descendre sur la rive de l’ouest et de remonter à Aqlah.

Printemps 240: Les alliés de l’Ouest mettent le siège sur la cité d’Aqlah. Bilal est obligé de se retirer. La flotte remonte sur Bès et se voit opposée toute la force des tuariks soucieux d’un accès au fleuve. Aidés d’un négociateur inattendu en la personne d’un garde-rokk errant nommé Kamal, les deux factions parviennent à un accord en établissant Bès comme zone franche. La cité est en passe de voir fleurir le commerce au long court grâce à ce nouveau statut. Lorsque Kamal disparaît, il révèle n’être autre que “Kaddar fils de Kaddar”. On perd sa trace.

Été 240: La peste est vaincue en Bazilée. Le pays est exsangue. De nombreuses infrastructures ont été détruites par les incendies survenus pendant le drame. Voladim n’est plus en position de prétendre à la gouvernance de l’empire. Il n’est même plus en position de négocier avec Yakal Khagan. Commence une politique de retrait sur les frontières.
Les espoirs des shadirites qui avaient finalement adopté la cause de Voladim s’étiolent, et désormais, les yeux sont rivés sur Bab En-Nûr.
Yakal Khagan a trop d’opposants pour tenir le Coeur-Royaume. Il offre la Baktrée au général Zamundi qui est resté fidèle à Garuda, puis scinde le Coeur-Royaume entre le Vert-Nord et le Jaune-Sud. Il installe son fils sur le Vert-Nord, Imni Khagan. Celui-ci dispose des récoltes et du gros des troupes moghûls. C’est un moyen de les éloigner.
Avec les nashizes polypalatiales, il entreprend une campagne de diplomatie pour reconstituer la place du Coeur-Royaume dans l’empire en échange de traités de paix garantissant sauf-conduit pour les moghûls qui rejoindraient son entreprise de reconstituer l’unité commerciale de Gandariah. Les réticences culturelles à l’égard d’un étranger à l’empire d’un peuple culturellement lié à Garuda entrainent l’échec de sa mission diplomatique.
Devant l’urgence de tracer une route sûre vers le Kagharsaï, Yakal se lance enfin à l’assaut de la Bazilée. Les nains et les sarmanes défendent la route pied à pied.

Automne 240: Arasil entraine derrière lui la légion de Balad al-Jamah à l’assaut de Marbelina. Il prend la ville au nez et à la barbe de Yakal Khagan, parti guerroyer au nord. Avec les shadirites libérés, il parvient même à s’emparer d’Irfân avant l’arrivée des troupes d’Imni. Yakal a atteint Donokoss mais il est obligé de rebrousser chemin ou d’emmener toutes ses forces pour se redéployer au Shadiraï. Contre toute attente, Arasil disparaït à nouveau. C’est Johannès, le consul de Balad al-Jamah qui prend le commandement. Conformement aux intérêts des vizirs de sa cité d’origine, Johannès proclame le pacte républicain et organise un sénat à Irfân, chargé de réécrire le Traité des Droits Universels dans une vision acceptée par le Shadiraï. Les forces de Zenzoumar se déploient à Izkandaraï, entamant un siège. Au cours de la saison, des assauts sont entrepris par toutes les pores de la cité qui atteignent les prêtres de Garuda. La ville respire, mais craint désormais une double menace: d’être jugée comme traître par les mazdim, et d’être punie par Yakal Khagan s’il revient. Les nashizes polypalatiales sont arrêtées et condamnées au silence. Les prêtresses du désir sont placées dans le Monde des Rêves par les djinns sentinelles de Zenzoumar.

Hiver 240: Yakal Khagan parvient à franchir le massif de la Barrière et installe sa garnison à Bahagadh. C’est de là qu’il entreprend désormais mener campagne. Sans plus attendre, il renforce les défenses ba’akanes, et fait parvenir des missives à Imni et Zamundi, leur enjoignant de se joindre à lui sur place pour faire route vers le nord défendre Surshedja. Zamundi se rend à Issafar pour organiser la logistique des lignes arrières. Il rencontre un os: les baktréens rebels déferlent des montagnes et fondent sur l’armée moghûl avec fureur et un paquet d’explosifs. La ville est presque rasée et Zamundi doit fuir à Indir, la route de Bahagadh étant coupée. On apprend que c’est encore un coup du Roi Errant, Arasil Kaddar III. Pris par l’hiver, Yakal doit se résoudre à ne pas réprimer Issafar. Le premier acte de libération de la Baktrée a été posé par les baktréens.

Printemps 241: Au tournant saisonnier, Bab en-Nûr emmène ses troupes entrer pacifiquement à Shugdag. Une fois dans la ville, Ravinagilar renforce les défenses. Il appelle les derviches des poètes à se rendre à Shugdag pour propager un Rêve de Jasmin, sorte de grand oeuvre de chimérie destiné à entrainer la Baktrée dans un age d’or. Pendant ce temps, les pélaboriens en campagne à Aqlah commencent à être pris sur le fait de vendre des armes et d’emmener des captifs en bateau.
Il semble que certains navires disparaissent tout bonnement dans l’Océan Insondable, chargés de prisonniers, et que d’énormes quantités d’or circulent entre des mains qui échappent à l’impôt impérial prélevé par Sayuddin. Bilal en fait part à ses alliés Aminukal et Gyptabal. Ils décident de former une police intergouvernementale chargée des trafics d’êtres humains: la Vigie-Racine. Celle-ci parvient à mettre en accusation les capitaines pélaboriens Lobo et Nalo Guerrini, agissant selon eux pour les Rosamundi de Balanque.
La Cité des Trônes Gardiens de Makoth vote à l’unanimité des têtes couronnées la guerre contre Pélaboria. Sayuddin est sommé de se joindre aux alamites du delta du Gihadjam et aux Trônes Gardiens. S’il refuse, son royaume sera confisqué.
Rapidement, Sayuddin et Hamma’ani Ibnatu Bareka font voter par les grandes familles un traité de neutralité, et pour le rendre crédible, ils font interdire les pélaboriens des cités non-côtières, qu’ils placent sous la surveillance des Faucons d’Airain.
Yakal Khagan s’empare d’Issafar qui n’est qu’un tas de ruines aux campagnes dévastées. La population a migré vers Shugdag.
La Bazilée reprend douloureusement Donokoss.

Eté 242: Yakal Khagan fait la jonction des troupes en repli à Issafar, mais il apprend la mort de son fils Imni sur la route de Jayinir suite a l’assaut des mahani de Shugdag. Il remonte sur les murailles de perles pour y subir l’assaut des Feung de la horde d’Or, mais ceux-ci, prévenus par Hamiel s’emparent de Surshedja et font immédiatement libérer les femmes, dont un grand nombre s’enrôlent chez les Amazones, et les autres choisissent la Cour d’Automne de Magash comme point de repli.
Yakal Khagan met le siège sur Surshedja tandis que Zamundi attaque le convoi des femmes pour Magash. Surshedja voit s’affronter la Horde Noire et la Horde d’Or dans une bataille épique durant laquelle le haut-temple de Garuda est démoli par une immense explosion, attribuée à la découverte d’un alchimiste baziléen allié d’Hamiel. Yakal se repli à Bahagadh. Quant à Zamundi, son armée est pulvérisée par l’intervention d’un dragon, créature inconnue des gandaris, mais conté par certaines légendes Feung.
Le harem est mis en sécurité à Magash après une longue route dans la campagne Feung, sous les auspices du général Chong Li.

Automne 242: au tournant de l’automne, Taizu Huang est sacré Empereur du Kagharsaï. Il entreprend de faire prolonger, à son bénéfice, les Murailles de Perles vers Mani-Gandlah pour interdire à jamais le retour des Moghûls.
Une tentative d’assassinat contre Yakal Khagan est organisée. Il parvient à s’échapper avec quelques courtisans shadirites acquis à sa cause.
On retrouve sa trace à Hifaz, puis on la perd à nouveau.
Omar Aj-Jahl réapparaît, cette fois à la tête d’une armée de nagalians de Bahavnagar, semant la panique dans le coeur du Maha. La rumeur prétend qu’il se serait emparé du Sceptre d’Ahriman. Un artefact ancien qui aurait pour origine la lutte antique de Mezdahor contre son frère au moment du Déluge. Les Parchemins Illuminés parleraient de cette guerre du Sceptre d’Ahriman comme l’Evènement Final du conflit.
Arasil Kalderade réapparaît à Izkandaraï. A tous ceux qui veulent l’entendre, il demande la levée d’une légion fédérale des quatre coins de Gandariah, pour lutter contre Omar et ses nagalians.

Parallèlement, Pélaboria fait signer à Voladim un traité qui institue les eaux internationales entre l’archipel et le continent, et déclare le Traité des Droits Universels en application sur les fiefs du Régus.
Les Trônes Gardiens ne sont pas pressés de combattre Pélaboria, car ils n’ont pas assez d’expérience maritime. Ils renforcent donc la cohésion de leurs territoires. Mais les alamites semblent jouer un double-jeu, trop soucieux du commerce sur le Golfe d’Azkara. Quand à Bilal, il refuse catégoriquement d’envoyer des troupes à Kaddar III Kalderade, malgré les conseils de ses épouses.

Les vents se tournent vers le Maha, et partout les zéphyrs murmurent la harrangue d’Arasil contre Bahavnagar…

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