Le Jeu de rôles de fantasy orientale/clockpunk

Géographie Gandari

Nous n’avons pas souhaité représenter les montagnes à l’aide des habituels traits de crètes des cartes fantasy. Vous pouvez les identifier ici à l’aide des couleurs rocheuses du terrain.

Précis de géographie gandari

Selon l’éminent cartographe Ibn Sufian al-Ydrimî, le continent de Gandariah comprend cinq grands royaumes situés aux cinq extrémités de la terre : Kagharsaï, Pelaboria, Sanghkor, Shadiraï et Maha ; auxquels s’ajoutent des royaumes secondaires : Bazilée, Baktrée, Mazighân, Haqsoum et Tahuguthan.

Khagarsaï

Au nord, s’étend Kagharsaï, terre de steppes et de neiges éternelles, vaste étendue continentale où paissent les troupeaux de girafes laineuses et de yacks, où l’on trouve mannaks (mammouths) et bouraqs (rhinocéros laineux), mais aussi les grands loups bleus et les licornes noires des steppes chevauchés par les archers des tribus nomades.

Malgré la faible densité de la population, quelques cités émergent, ça et là, comme Yumunji – celle des Feung –, la cité perdue de Magash, abritant le Cœur-Temple des dives, ou Surshedja, centre névralgique de la culture sanguinaire des Moghuls, dominée par le puissant Yakal Khagan, ceux-là même qui conquirent la Baktrée et le Shadiraï en 235-236.

Les Feung tentent de structurer leur unité et former une Horde d’Or contre les moghûls. Les Amazones sont allées prêter main forte ici et là avec la ferme intention de faire disparaître la Horde Noire, leur ennemie jurée et celle de l’empire. Les sarmanes quand à eux ont fini par accepter l’implantation des Baziléens à l’ouest du Kagharsaï.

Niveau technologique: Yumunji dispose des techniques avancées de la Chine pré-moderne et du Japon. Les steppes sont plus proches de la Mongolie traditionnelle, de la Chine ancienne et des scythes. A l’ouest, le style de vie rappelle celui des peuples germaniques de l’époque mérovingienne.

Réputation des peuples: “Une plâtrée de barbares et une pincée de nectar.

Bazilée

À l’ouest de Kagharsaï, par-delà la zone tampon du Samarsaï où vivent des clans métissés et plus sédentaires, se situe le Bazilée, rattaché à l’empire, comme tous les émirats. Gouverné par le regus Voladim el-Moldari, il longe les côtes occidentales du continent. Son épicentre stratégique est la ville portuaire d’Elludorine, comprenant l’une des plus grandes écoles de rhétorique de Gandariah.

S’y rattache par ailleurs la prestigieuse cité de Balad-al-Jamah, centre historique du premier et du troisième empire, (celui des Banu Armadar et celui des Trônes).

Niveau technologique: Renaissance tardive turco-slave. Eléments ostentatoires byzantins. Apparence générale: XVe-XVIe siècle.

Réputation des Peuples: “Plus royalistes que le Régus!”

Pelaboria

Plus à l’ouest, l’archipel de Pelaboria se compose, pour l’essentiel, des îles d’Yslar, de Falkine, de Zenakine et de Xoldhoba. Intensément urbanisé, il est constitué de petits sultanats en compétition permanente dans la production agricole, la pêche, la broderie, l’ingénierie, l’artillerie et la piraterie. On y rencontre de grands esprits et des villes florissantes.

Parmi elles, Akazame est l’île-cité des forgerons-alchimistes, détenteurs du secret de fabrication des armes sacrées en acier lunaire. Elle est dirigée par le cheikh al-Arkân Azimès, félon kshayatrim dévoilé en 236. C’est l’archipel où ont émergé les mystérieuses Alcôves de la Société des Masques, et qu’apparaissent les Apôtres de la Négation.

Niveau technologique: XVIIIe siècle. au milieu d’architectures évoquant le classicisme le pur gréco-latin, on trouve la technicité des réalisations audacieuses de Vauban ou de l’architecture latino-américaine de la période coloniale: le baroque, le kitsch et le néoclassique. Akazame évoque le gothique flamboyant mêlé à l’acier du XIXe siècle.

Réputation des Peuples: “Perfides pélaboriens…”

Mazighân

Au sud de l’archipel, sur la côte nord-ouest du continent gandari, se situe l’émirat de Mazighân. La reine Hamma’ani Banu Bareka, descendante du premier empereur Ishkaladar, le gouverne depuis l’imposante cité fortifiée de Dar-al-Qarayn. On lui prête le titre d’émir car, chez les mazighînes, l’épouse peut hériter du pouvoir jusqu’à ce qu’elle abdique en faveur de l’un de ses fils ou qu’elle meure à son tour. Les monts Zagharsî du Haut-Mazighân sont parsemés de ksars, des fortins généralement somptuaires, tenus par la traditionnelle garde Assirât.

La légende veut que les éfrits du désert de Juhubba, situé plus au sud, aient tenté d’envahir le Mazighân. Les vestales kahini auraient conçu un mandala pour protéger les hautes terres et auraient expliqué précisément à Hamal al-Qarayn – petit-fils d’Ishkaladar – où il devait élever des forteresses pour assurer le territoire contre tout mal. Une route pavée, le Sirat, relie ces forts « comme les fils d’une toile d’araignée retenant les mouches prisonnières » et nul éfrit ne peut la franchir.

La garde Assirât a, depuis toujours, la charge de surveiller la frontière sud, notamment la route de Fibre et ses sentiers désertiques où les nomades tuariks font transiter la main-d’œuvre esclave, l’or, l’ébène et l’ivoire du royaume de Sanghkor.

Niveau technologique: Maghreb précolonial, Caraïbes des Indes occidentales.

Réputation des peuples: “Au Mazighân on ne courbe pas l’échine.”

Sanghkor

Situé à l’extrême sud-ouest de Gandariah, le royaume noir de Sanghkor s’étend sur de vastes plaines de savane et de brousse, et jusque dans les jungles colossales des Sans-Âmes. Terre inhospitalière pour les Gandari, elle ne fut jamais conquise, ni par Ishkaladar, ni par ses successeurs des différents empires, et tout étranger y est interdit de chasse.

Les Sanghkorites, que le bas peuple appelle les Shamites (littéralement « enfants du soleil », avec une connotation redoutable faisant référence à la Puissance solaire Shamash) se disent descendants directs du premier homme, Abîl, le Grand Ancêtre. Ils vénèrent donc les Ancêtres, fondateurs de leurs tribus qui se réincarnent cycliquement parmi eux, et les célèbrent à l’aide de masques rituels et de totems de lignées dans des bosquets sacrés.

Sanghkor est divisé en petits royaumes : Baoga, Yoroumbi, Djouyouga, Soûnraïa, Hassouas et Mongo-Ka’nmaga. Diverses querelles agitent ces tribus hétéroclites et profondément divisées qui composent le Sanghkor, mais le monsa Bilal, reconnu comme la nouvelle incarnation d’Abîl, les tient tous sous son autorité grâce à sa légende.

Le monsa Bilal ambitionne de fonder, à son tour, un empire et tâche de s’allier les nomades tuariks de Juhubba, noirs de peau, et leurs montures pour conquérir le Mazighân à la tête de son armée d’éléphants de guerre caparaçonnés. Mais, jusqu’à présent, le Sirat lui résiste.

Niveau technologique: XIIIe siècle. Mêlant l’habitat traditionnel antique et le ksar africain médiéval de Tombouctou avec les variations de style allant de la Mauritanie au Sénégal.

Réputation des peuples: “Fier comme un shamite.”

Juhubba

Sorte d’état tampon entre le Tahuguthan, le Mazighân, le Sanghkor et l’Haqsoum, le Juhubba sépare le sud fertile des côtes du nord. Amînukal, seigneur de Bès, la cité au centre de ce territoire désertique, aride et harassant, gouverne les Tuariks, les nomades qui le peuplent.

Ils ont récupéré des armes en provenance d’Akazame et les ont tourné contre le Mazighân en appuyant le Monsa Bilal. Les Manassé sont les seuls tuariks de Juhubba à être restés fidèles à l’empire, libérés qu’ils sont des efrits par leurs incessants pèlerinages à Zenzoumar. Les Manassé sont peu connus des gandari eux-mêmes, et demeurent souvent assimilés aux tuariks vulgaires, d’où le fait qu’ils préfèrent usuellement se présenter comme des Haqsoumites.

Niveau technologique: XVIIe siècle, par importations (mousquets). L’essentiel de la technologie est importé, le style de vie quant à lui est hérité des méthodes médiévales arabes.

Réputation des peuples: “le commerce est le commerce.”

Haqsoum

À l’est du Sanghkor, s’étendent les montagnes de Melek Midrash, où vivent les Pygmées, détenteurs des secrets de la divination par les glyphes et dont les oracles communiquent avec les keroubim, les plus puissants anges de Mezdahor.
Au delà, sur la rive et sur les îles du sud, le petit royaume d’Haqsoum, dirigé par le négus Gyptabal, allié de l’empereur Kaddar, assure la transition des richesses de Sanghkor vers l’empire de Shadiraï, dans les cales des dawqi, embarcations légères capables de voyager en mer et de remonter les fleuves sablonneux.

Haqsoum est sous la garde d’une armée de Yanishari, de prestigieux eunuques de guerre, et abrite Bardahût, la maison-mère des vestales kahini, l’ordre magique le plus vieux du monde.

Niveau technologique: Egypte napoléonnienne. Dans un style allant de la Nubie païenne à l’empire chrétien d’Ethiopie aux premières années de l’Hégire, ses navires sont proches des trirèmes grecs à fond plat. Le retard maritime, malgré les voies commerciales, est dû à l’inadaptation de ces mers rocheuses à l’évolution technologique, en portance et en vitesse.

Réputation des peuples: “L’empire a besoin d’une âme, l’Haqsoum en est le temple.”

Tahuguthan et Taggoth

Au nord est d’Haqsoum, sur le long du fleuve Gihedjam jonché de villages, le califat de Tahuguthan remonte jusqu’au grand port d’Atka’ab, à quelques encablures de Balad-al-Jamah. Il est, depuis peu, un allié politique du Mazighân, grâce à la piété de son calife Aladdin Ber Thiba, cousin de l’empereur et gendre de l’émir Hamma’ani.

Le pays reste cependant célèbre pour son passé obscurantiste, lorsqu’il dirigea le second empire sous la domination de l’empereur arachnide Narûn-Sîn, imposant les chaînes de l’esclavage à tous les peuples de Gandariah et se répandant dans la descendance de toutes les tribus aristocrates. Le Tahuguthan est aussi à l’origine de la propagation de la religion des ténèbres et ses adorateurs, les kshayatrim, unis dans la Sombre Allégeance.

C’est également, selon la légende, la terre d’origine du dive Zahrek, assassin d’Ishkaladar et père des vampires. Ainsi, sous l’ancienne salle du trône d’Atka’ab désormais scellée, se trouverait la bouche du Schéol, menant au dédale des Âmes Perdues.

Sous le règne brillant d’Aladdin Ber Thiba, le Tahuguthan a pour emblème le dromadaire blanc de Gihedjam et sa capitale, Atka’ab, conserve une petite division de fidèles Gardes-Rokks, chevaucheurs de faucons géants.

A compter du début de la storyline, le nord du Tahuguthan a été envahi par les forces d’Urzil de Baktrée, et son vizir, ancien vizir impérial, Omar Aj-Jahl, règne depuis Atka’ab. Galahan l’héritier est en exil en Bazilée, tandis qu’Aladdin a été trompé par les illusions d’Omar; Urzil l’a lui aussi décapité.

Niveau technologique: Proche de l’Egypte ptolémaïque dans le Taggoth. Le delta ressemble à l’Egypte de Champollion. Une moyenne nivelle les deux plus ou moins bien: les alamites ont toujours refusé que les taggothi accèdent aux techniques pré-modernes, cherchant à juguler leur menace.

Réputation des peuples: “Au nord est la fortune, au sud est l’épreuve.”

Shadiraï

À l’est du Tahuguthan et au centre Gandariah, le Shadiraï, ou Cœur-Royaume, comprend les merveilleuses cités de Marbelîne, de Niydine et d’Izkandaraï, la capitale, située sur le fleuve Amra.

Son grand port, Zenzoumar, communiquant avec le royaume d’Haqsoum, sert de point de départ pour la route maritime de l’est qui remonte jusqu’aux îles mouvantes des Archipels Inconnus, ainsi nommées car aucun cartographe n’a pris la peine de s’y rendre. On peut aussi y visiter Lazareth, la ville-bibliothèque recelant les écritures les plus anciennes et les ouvrages les plus mystérieux, ou encore Irfân, la grande université des sciences astronomiques.

L’empereur du Shadiraï est appelé le Shahenshah, le Roi des Rois. Kaddar II, l’actuel empereur, est en conflit larvé avec le shah Urzil de Baktrée (situé au nord de l’empire), le confrontant à des troubles dans la zone qui le sépare de la Bazilée, le Ba’akan, peuplé de mercenaires.

Le Shadiraï suit une longue tradition maritime d’exploitation de perles et de coraux, mais fourni également Gandariah en lapis, en opiacés et en pigments. À la pointe sud, sur la terre d’Edjaz, on élève les chevaux légers et les plus rapides de Gandariah : les purs-sangs d’Edjaz.

Ça et là, le Cœur-Royaume est ponctué de vestiges anciens : pyramides, ziggourats, temples abandonnés, idoles monumentales, obélisques titanesques. D’antiques structures du premier empire ont laissé de belles ruines parfois encore peuplées, comme Nafis-An-Ke, la mythique cité des nafilîn – ces géants à la peau d’or –.

Le Shadiraï est enfin le berceau de la tradition alchimique.

Au début de la storyline, le Shadiraï a été envahi par les Moghûls de Khagarsaï. L’empereur a disparu et des réfugiés shadirites affluent dans tous les royaumes.

Niveau technologique: Dans un style mixé rappelant romains tardifs et les sassanides, les techniques atteignent le raffinement de l’age d’or persan.

Réputation des peuples: “On aime les imiter, on déteste les aimer mais on ne peut pas se passer d’eux.”

Maha

Le royaume de Maha est situé à l’extrême est du continent, au sud du Kagharsaï et au nord du Shadiraï, sur une longue péninsule étirée en croissant, débordant sur les Archipels Inconnus. Cette terre est le pays des djinns et comprend les plus vieilles cités encore intactes de Gandariah, comme Bahavnagar et Ganaha, ainsi que la capitale la plus exotique de Gandariah, la mythique Dhamma, construite autour du sépulcre d’Aramidras. On y trouve des éléphants, des gazelles grises et des grands singes. Les trois fleuves du Buffle, du Singe et de l’Éléphant y sont révérés comme sacro-saints.

Le roi de Maha est le raja Jamal el-Gandji. Il est entouré de Mahatmas, caste veillant sur les rites, et de Sikkars, la caste militaire. C’est également la terre d’origine de l’ordre kalandar, ces sages conseillers des puissants louant la vertu de neutralité et de détachement, et dont la doctrine est fondée sur l’équilibre des essences alchimiques du corps et de l’esprit. Ce sont également de redoutables experts du combat au bâton ou à mains nues.

Le Maha est peuplé de temples et d’ashrams consacrés à la méditation et aux pratiques yogiques, mais aussi à l’artisanat ou à la musique. Les habitants prétendent qu’il y existe plusieurs races d’hommes-bêtes civilisés, comme les rakshasas, les vanaras et les nagas.

Niveau technologique: Indes britanniques du XIXe siècle. L’essentiel des techniques n’a pas tellement progressé par le commerce, et les progrès industriels naissants sont marginaux. Le mode de vie rappelle la période des maharajas.

Réputation des peuples: “l’océan de leurs esprit passe pour simple mais il demeurera toujours.”

Baktrée

Au nord du Maha, s’étend le Baktrée, où les jeux favoris sont le bouzkachi, un sport à dos de cheval où l’on doit apporter une peau de bête dans l’en-but de son équipe, et les concours de boissons. On y trouve pour capitale Oreshanlah, sur les rives de l’Océan Diluvien, au milieu des rizières. Il y a là des temples cyclopéens blanchis à la chaux, dont les tours sont ornées de miroirs qui font éclabousser la lumière dans les ruelles. Darash-Shams est un lieu d’une vénération du soleil levant dont l’apparition dépendrait chaque jour des prières qui lui sont adressées.

Le padiraïs Urzil a récemment laissé infester son pays par les Hordes Noires des Moghuls et, contre toute attente, a retourné ses propres armées contre celles du calife Aladdin Ber Thiba du Tahuguthan, s’emparant de sa capitale Atka’ab. En vérité, les choses sont même pires que cela… (voir roman “Le Sang des Empereurs” ).

Niveau technologique: Cette civilisation est plus proche d’Hyboria (Conan) que de notre monde. On pourrait la comparer à l’Aquilonie dans l’architecture (grandes structures couvertes de chaux tapissées de pavés romains, ornements d’allure baroque et barbaresque) et au Khitai pour la végétation (plaines, landes, tourbières, steppes, rizières). Fruit des divisions et des traquenards, le pays n’a pas réussi à établir un pouvoir central et se constituer une puissance commerciale internationale. Leur technologie est très en dessous de ce que permettrait la cohérence géologique de leur milieu. On pense à la Chine des seigneurs de guerre.

Réputation des peuples: “farouchement autonomistes.”

Balad-al-Jamah, la cité des Trônes

Ville de départ de Seigneur des Arcanes

La ville de Balad-al-Jamah, cité franche, est située à l’intersection de trois royaumes : le Shadiraï, ou Cœur-Royaume, le Tahuguthan, terre traditionnellement obscure qui fut récemment gouvernée par les Alamites du delta, et le Bazilée, terre occidentale préservée et contrôlée par le regus Voladim el-Moldari.

Ainsi, la ville est héritière des traditions de trois grandes entités politiques. De plus, elle fut capitale confédérale de l’empire, du temps de l’Assemblée des Trônes, lorsque tous les rois de Gandariah avaient installé leur cour commune dans le palais du Trône de Cristal.

Balad-al-Jamah est une ville péninsulaire portuaire, traversée de cours d’eau menant à la mer du golfe d’Azkara. Brillant encore de sa splendeur passée, c’est une place privilégiée de commerce et de diplomatie pour tous les territoires de l’ouest et du centre. Ses merveilleuses fontaines de grès déversent des flots clairs et abondants, sous l’œil des bienveillantes statues des muses, et l’on y entend parfois des chants lancinants, semblant émaner de la Voix des Sources, une légendaire poétesse mystérieuse, supposément enfermée quelque part, et contant les heures passées du monde.

Hormis les quartiers d’habitation cossus organisés par clans des Baziléens, des Shadirites et des Alamites, l’ouest de l’enceinte, préservée par de hautes murailles, abrite le quartier palatin du Trône de Cristal d’Ishkaladar, tandis qu’à l’est, s’étend l’esplanade des temples. Le visiteur pourra y découvrir celui dédié à Ishtar, contenant l’idole de Baal et les tentures des Mille et Un Djinns, celui de Mezdahor et son mémorial de Noréa, et le temple de Dimitra de la petite communauté mazighîne qui vit essentiellement sur le dos des cultes.

De nombreux greniers, dont la sécurité est assurée par la garde de la ville, servent à entreposer l’impôt en grain récolté par les prêtres.

Plusieurs enclos, à proximité de cette esplanade, forment le marché aux bestiaux, utile pour le commerce, l’alimentation et le culte.

La vie est rythmée par les afflux de populations maritimes de Pelaboria, apportant quantité de denrées alchimiques et d’armes à feu, tandis que le sud pourvoie difficilement, face aux conquêtes environnantes, en soieries et pigments. L’économie de Balad-al-Jamah est gravement menacée d’isolement par la chute du Shadiraï, le Cœur-Royaume étant passé sous la férule terrible des Moghuls de Kagharsaï.

Hors des murailles, des bidonvilles abritant les plus infortunés, exclus de la vie commerciale et autres activités lucratives, s’étendent à l’infini. Une multitude de réfugiés affluant d’Atka’ab et du Shadiraï – respectivement victimes des conquêtes d’Urzil de Baktrée et des Hordes Noires moghules – y fourmillent.

La cité de Balad-al-Jamah est gouvernée par le Collège des Neuf, une assemblée de vizirs, administrateurs à vie, traditionnellement désignés par les shah de l’empire. Mais, pour des raisons politiques récentes, ils ont pris leur autonomie et ne répondent plus de leur autorité à quiconque. La ville est donc pleinement devenue une cité-état.

Des agitateurs redoublant d’efforts souhaitent l’instauration d’une république communale, mais Balad-al-Jamah dispose déjà d’avantages importants grâce à sa position de cité-franche ; une république pourrait l’affaiblir, en ces temps de guerre. Il s’agit de maintenir une autorité forte de la garde sur la cité pour contrôler la ville face aux conspirateurs kshayatrim, aux pillards, aux bandes et aux envahisseurs potentiels.

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