Le Jeu de rôles de fantasy orientale/clockpunk

La Horde Noire

AVERTISSEMENT: La Horde Noire n’est qu’un moyen d’évoquer les souffrances et les luttes des peuples, avec le cortège qui accompagne la guerre en sanglots et en malheurs. Utiliser ce nom ne doit pas être considéré comme un jugement en relation avec des populations de notre monde. Tout le monde ici bas a eu son lot de sauvageries militaires. Ce qui nous intéresse est de cristalliser cette violence dans un archétype même des violences de la guerre qui en manifeste toute la noirceur, noirceur qui est un défi perpétuel pour les hommes de paix et les bons vivants.


En nous reconnaissant de la seconde catégorie des hommes, nous savons aussi que l’histoire humaine est marquée par des heurts douloureux. Parler poliment des coutumes et des peuples est dans notre souhait précieux pour vos tables à SdArcanes. La Horde Noire est un repoussoir, et ne doit être confondue sous aucun prétexte avec une population de notre monde. Cette allégorie concerne la part sombre de chaque homme, qui nous l’espérons finira par disparaître. En attendant des jours meilleurs, utilisons cette image pour trembler à la lumière des torches, comme tous les spectateurs de récits.
Un antagoniste total pour une aventure qui flirte avec l’extrême, c’est tout ce que nous désirons illustrer.

Les Conquêtes de la Horde Noire

Bataille sur la Muraille de Perles. Les cyclopes employaient des troncs énormes comme béliers, à peine gênés par les nuées de flèches incandescentes. On eu dit qu’ils avaient faim de chair humaine. Leurs yeux uniques exorbités, état de transe. Les armées moghuls avaient des machines de siège avec lesquelles ils accédaient au créneau couvert de coupoles d’opale. La muraille était déjà fendue ici et là, par des balistes lourdes.

(…)

Yakal Khagan en arrière des troupes, dirigait l’assaut, ses sorciers cannibales vêtues de peaux humaines autour de lui, proférant des incantations. Les troupes moghûls déferlaient depuis la muraille franchie, à dos de grands loups bleus et de licornes noires. Campagne de pillage. Les moghûls incendiaient les villages armés de katanas, et emmenaient les femmes en esclavage.

Le Sang des Empereurs, Fabien Maisonneuve

Cavalier Moghûl de la Horde Noire

Yakal Khagan dirige des troupes hétéroclites installées désormais dans toute la Baktrée et le long du fleuve du Lion dans les grandes cités de Shadiraï, à part Zenzoumar qui s’est proclamée en république indépendante.

Les Hordes noires ont réduit la population de ces deux pays en esclavage depuis leur conquête. Ils emmènent les plus belles femmes comme reproductrices dans leurs geôles troglodytes de Khagarsaï, pour celles qui survivent au voyage. Les généraux se sont approprié les harems des raïs, et le commerce s’étend du nord au sud, coupant l’ouest des soieries du Maha et des pigments d’Haqsoum.

La population est réduite à manger du pain et du riz et du poisson, car la viande est accaparée par les armées moghûls. Les riches marchands de la confrérie midasséenne arrivent à manger de la viande de crocodile et du serpent.
Certains d’entre eux parviennent à s’asseoir à la table des nouveaux maîtres, et festoient en leur compagnie, le plus souvent dans de grandes tentes érigées à l’extérieur de la ville. Quant aux anciens raïs et vizirs, ils sont tenus par des cordages au pied au pilier de yourtes dans lesquelles ils partagent le quotidien des chèvres dont ils tirent leur maigre subsistance.

Les bébés mâles sont emmenés dans les fosses infernales créées par la magie de Garuda au milieu du désert sur les nappes de pétrole, et calcinés pour être dévorés rituellement par les prêtres moghûls. Ceux-ci, se nourrissant des cerveaux de nourrissons sont atteints de démence et de malformation congénitales. Dans leurs transes, ils cherchent la Fontaine de Vie pour la réduire à néant.

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