Le caravansérail

Abrités du soleil, les voyageurs peuvent passer au caravansérail les longues heures de pleine chaleur dans les renfoncements désertiques ou se préserver des nuits fraîches en d’autres lieux. Bâtiment à l’allure allongée ou oblongue, il mélange arcades et pièces basses, protégées par de légers voiles ou de lourdes tentures de laine.

Les marchandises y sont savamment mélangées aux hommes et aux bêtes dans un désordre parfaitement organisé, laissant à chacun la garde de ce qui est sien. Les Pèlerins de l’épée y sont très présents, de façon plus ou moins ostentatoire, car leur mission est aussi d’en assurer la sécurité.

C’est ici le domaine des hommes, lieu de virilité consentie, ardente et humide, même si des femmes sont souvent présentes pour le service lorsqu’il est prévu. La sueur du voyageur s’y mêle à l’odeur âcre de la cire de bougie, lui donnant bien souvent un aspect de caserne.

C’est le règne de la terre crue et, bien plus rarement, de la pierre, pour les soubassements. Quelques décors peuvent agrémenter les plus vastes et plus urbains d’entre eux ; la proximité de lieux de plaisirs est parfois ce qui en fait une étape privilégiée du voyageur.

On dit des caravansérails qui cachent l’âme de l’or, nomade et sans maître.

chameaux en partance pour une traversée de caravane.