Le port de pêche

Élément essentiel de la survie des cités côtières, marqué par ses odeurs fortes et ses torses bronzés, il est en général protégé par les autorités. Quelques jails s’y retrouvent parfois, même si leur usage est plutôt réservé à la plaisance ou la contrebande ! Les lourds filets y sèchent au soleil, tandis qu’un crieur vend la marchandise à peine débarquée. L’animation y est constante en journée : familles faisant leurs courses, aubergistes pressés, maîtres de cantines de soldats en quête d’une nourriture saine et de produits frais, intendants de palais devant impérativement remplir les ventres des invités du soir, et les nombreux marchands et intermédiaires qui alimentent villes et campagnes en poisson.

Les espèces disponibles varient d’un endroit à l’autre : saumon, thon, morue, bar, loup, sardine… et dépendent principalement des mers desquelles elles proviennent. Les pêcheurs sont souvent des gens simples, illettrés et très, très superstitieux. Pour eux, l’océan, en particulier du côté de Pelaboria, est peuplé de créatures étranges : sirènes, bamots, dands ou bien cètos, générant de véritables concours de contes sur les ports à la tombée de la nuit.