Le Jeu de rôles de fantasy orientale/clockpunk

Les Incohérences des Récits officiels

Comme vous l’avez sans doute remarqué à la lecture des textes de la Clepsydre, du Mubarashta et dans l’Incipit du Livre des Sphinges, certains témoignages scrituraires des Gandari sont égarants… Fruit d’une matûration de leurs croyances.

De fait, il semble bien que l’Incipit (introduction) du Livre des Sphinges, qui situe la parole des Sphinges à Garapal, contemporain du Felazzarisme et de Mareg Neb, peut trouver deux explications:
– Ou bien Garapal l’a rajouté à son époque pour accroître sa gloire, et revendiquer l’institution de la loi mazdim sur l’empire. Dans ce cas, Garapal a pu sciemment créer un effet de trouble dans la religion mazdim, pour inviter le lecteur à se fier d’avantage aux Sûrât de Mareg Neb, voir même à induire une contestation de la légitimité de sa loi, peut-être dans le dessein de soutenir la création de la Confrérie (voir Les Voies – Voie des Voleurs).
– Ou bien le Livre des Sphinges est faussement attribué à Aramidras, ce qui pose également la question de son historicité. Nous savons qu’Aramidras a la vie éternelle, et transcende le Voile d’Airain. Il est donc possible que vous exploriez l’hypothèse qu’il a bien éveillé les sphinges pour qu’elles rendent tel quel son message, anciennement donné aux banu Armadar, et perdu peut-être au moment où Gandariah a été fondé, ce qui expliquerait le récit de la folie d’Ishkaladar. Mais il est aussi possible d’imaginer qu’Aramidras n’y soit pour rien… dans ce cas quel est son héritage? Il s’agit tout de même du seul texte qui lui soit attribué? On peut donc imaginer toutes sortes de versions dans les Dédales, et des querelles de chapelle entre les sérapéens.

La Clepsydre décrit Idaris comme le berceau de la civilisation Almador, les premiers hommes. Pourtant ceux-ci sont qualifiés dans le Mubarashta de “race d’Abîl, le premier homme”, dont les sanghkorites s’attribuent un lignage direct (voir Monso Bilal dans Géographie – Sanghkor). Il est donc possible que:
– Idaris soit effectivement la cité-mère appelée Ygrabaq dans le Mubarashta, et qu’elle ait en fait été dans l’Océan Insondable, à l’ouest. Il est même possible d’imaginer qu’il s’agisse finalement du même océan. Dans ce cas, la cité Idaris fondée après le vol des astras est une seconde Idaris. Elle serait une réparation de la première. Elle pourrait quant à elle être effectivement située au large de la Baktrée. Ou encore les humains ont retrouvé Idaris et s’y sont installés à nouveau.
-Idaris n’ait jamais existé, et constitue une légende pour expliquer les origines méconnues des peuples… De là, vous pouvez, en tant que Conteur, définir votre propre légende sur les origines et les migrations des peuples de Gandariah, et en donner des pistes dans les Dédales.

Vous pouvez aussi imaginer qu’un événement passé sous silence ait nécessité la reconstitution des textes dans leur état actuel, et qu’il s’agisse d’un patchwork de traditions plus anciennes, contradictoires, et perdues dans l’oubli depuis l’institution de l’empire ou d’une dynastie importante comme celle de Garapal ou des kalderades. L’empire est semble-t-il au delà des contradictions du texte, et peut-être même que la recension des textes s’est faite durant l’ère confédérale, ce qui légitimerait le diktat de Klossov (voir Histoire et Mythologie – le Cycle des Askyas – Mareb Neb et les Alamites).

Enfin, il se peut que le destin de Gandariah ait été troublé par le Mandala des vestales de Bardahût, épouses supposées d’Aramidras. Se rendre dans le sanctuaire pourrait permettre d’obtenir des révélations inattendues…

C’est VOUS le Conteur! Appropriez-vous les secrets de Gandariah et n’hésitez pas à écrire les vôtres, et les glisser entre les écrits et les poèmes!

N’oubliez pas que le présent ne garde de traces que ce que les autorités veulent bien conserver. Lorsque de multiples possibilités existent, c’est forcement que le consensus a été obtenu de manière artificielle, ce qui peut expliquer que le Mubarashta soit réservé à une élite, et que les peuples ne connaissent que les récits des poètes, des prêtres, et que les érudits cachent le savoir dans les Dédales…

%d blogueurs aiment cette page :