Le Jeu de rôles de fantasy orientale/clockpunk

Les Malandrins

La Confrérie (voir Les Voies -Voie des Voleurs)

Elle est connue des seuls initiés de la roublardise urbaine, qu’ils soient de simples racailles ou de grands arnaqueurs de la cause publique. Les adeptes de la Confrérie y ont recours à la seule menace des kshayatrim: c’est l’opposition habituelle de la tyrannie et de la corruption, dans le sens où la tyrannie ne supporte que sa propre corruption, et ne tolère pas de concurrence dans la captation des richesses et du pouvoir.

De fait, il s’agit d’une assemblée qui veille sur les roublards de toute sorte qui fomentent et sèment les graines de l’illicite. Elle se tient habituellement dans les salles secrètes des souterrains du mohibar du quartier baziléen, dont l’accès est protégé par l’usage de la chimérie que les premiers confrères ont confié à 3 djinns enfermés là et qui ne lèvent l’illusion qu’après avoir vérifié la Voie de leurs visiteurs.

On accède alors à une salle éclairée par des perles d’anqys, tapissée de broderies diverses et de coussins moelleux, garnie de pipes à opium et de narguilés, et cernée de 13 portes menant aux divers souterrains qui permettent un accès et une fuite discrète à qui en connaît le dédale, courant à travers le nord de la ville.

La Confrérie peut compter sur trois groupes éminents qui se sont octroyés des monopoles dans la cité. Ils sont souvent appelés “les fournisseurs”, pour plus de discrétion.

Les fournisseurs comptent parmi eux:

– Les Banu Aliblahi, un clan tuarik installé au caravansérail, en charge des trafics avec l’extérieur de la ville. Ils ont des liens avec les pilleurs de caravanes marchandes qui vivent aux abords de la péninsule, notamment en direction de Qeramish. Les banu Aliblahi de Balad al-Jamah ont officiellement abandonné l’allégeance kshayatrim à la faveur du pacte impérial de Juhubba, mais leur peuple jouant régulièrement sur les deux tableaux en fonction du rapport de force, personne ne leur fait véritablement confiance.

– La guilde des brocanteurs, une association de commerçants tout à fait officielle qui exerce discrètement des pratiques de recel, et qui est disséminé dans tous les quartiers ethniques de la cité. Elle tient des réunions dans le salon de thé “le Chat Fringuant” à l’ouest du quartier du souk (oui, à deux pas de la caserne, qu’ils surveillent assidument par les plus hauts moucharabiehs de l’édifice). La guilde des brocanteurs protège et taxe les receleurs indépendants qui souhaitent faire long feu dans la ville, et graisse la patte de l’administration pour éviter des contrôles désobligeants lors des tournées de contrôle.

– Les Fennecs de la Mosaïque, un club nanti de princes des voleurs qui concentre ses activités sur les négociations d’affaire et les prises d’intérêt. Incontournables dans l’activité immobilière et l’implantation commerciale, les Fennecs de la Mosaïque sont appuyés par Gonzar (le vizir des finances) et craignent principalement l’attention d’Alkaban sur leurs affaires. Ils cherchent un moyen efficace pour détourner l’attention des Pèlerins de l’Epée et n’ont rien trouvé de mieux pour l’instant que de tricher sur leur Voie -comme tout adepte de la Confrérie- étant donné que l’ordre des Pèlerins de l’Epée ne dispose pas du soutien des Marbouthéens.

Les gangs tribaux

Les principaux gangs tribaux

La cité étant surveillée par une milice urbaine peu expérimentée depuis la levée de la Légion, un certain nombre de tribus pauvres ou opportunistes se sont lancées dans les activités illicites pour tenter leur chance sur la route de la fortune.

Il existe pourtant des gangs tribaux dont l’existence menace même les seigneurs des arcanes.

On dénombre notamment:

– Les Gargouilles

Rakshasas des bas-fonds et du quartier alamite, ils sont des spécialistes du harcèlement et du racket des badauds, et se battent avec des armes de fortune qui peuvent convenir aux espaces étroits, comme le kandjar. D’ordinaire plaintifs, ils vivent parmi les mendiants et dans les déchets du taudis extérieur. Ce sont également des tire-laines, et ils représentent également un réseau d’informateurs qui surveille les caravanes à l’extérieur de la ville. Se sachant dévoyés, ils espèrent que les troubles du Shadiraï et l’isolement du Maha les tiennent loin du regard de leur Daïmyo.

– Les Sueurs Ecarlates

Ces taggothi du quartier alamite s’organisent autour des ruelles qui jouxtent le souk. Déguisés en femmes, ce sont des coupe-gorges armés de stylets. Leur technique consiste le plus souvent à simuler des agressions avec la complicité de leurs membres les plus brutaux et les plus imbéciles pour pouvoir voler des bourses dans la bousculade, s’enfuyant dans les ruelles, ou même y conduire les imprudents pour les dépouiller. On les trouve, pour se faire, jouer aux diseuses de bonne aventure ou aux prostituées. Ils se donnent rendez-vous dans d’étroits squares situés entre les ruelles les plus isolées du quartier.

– Les Urubus des Toits

Légendaires squatteurs des toits du quartier shadirite au nord-est de la ville, ce sont des vanaras disposant d’un appui occulte mystérieux qui perpétue leur présence. Attaquant plutôt rarement et à distance, ils utilisent des arbalètes, des arcs et diverses armes de contact dont ils ont le secret (ninjitsu). Vêtus de capuches noires et à demi-nus, ils dépouillent leurs cibles en un éclair et jettent les corps dans le fleuve s’ils le peuvent. Généralement ils enlèvent leurs victimes grâce à des grappins et des arbalètes. On suppose qu’ils bénéficient d’appuis kshayatrim dans le quartier.

– Les Massues Noires

Il s’agit d’une famille d’ogres cachée dans les égouts du quartier baziléen. Ils sont équipés de marteaux, masses et massues. L’objectif de leurs aggressions est d’emporter de la chair humaine qu’ils s’en vont dévorer dans leurs repères souterrains. Leurs actions sont guidés par un instinct bestial qu’ils tiennent de leur race. Leurs activités habituellement sporadiques ont redoublé depuis que s’est éveillée la Corruption dans le quartier, ce qui signifie une menace d’ordre magique et politique pour Balad al-Jamah.

L’Exhume de Sombrécaille

Du temps d’Anobmosès, les kshayatrim ont été introduits dans la cité des Trônes.

De cette sombre période, il reste des vestiges qui pourraient être découverts, et ranimer la secte et sa puissance occulte. Généralement dans des repères souterrains ou dans les salles secrètes des temples les plus licencieux, ces artefacts et papyrii pourraient revenir à la faveur d’une faction de la ville: l’Exhume de Sombrécaille.

Dirigée par des sorciers impies, elle compte divers renégats fortement corrompus et à l’esprit altéré. Fascinés par les pouvoirs que promettent les reliques d’Anobmosis, ils visent également les secrets de la Maison de Sagesse et les manuscrits de Lazareth emportés par les réfugiés du Shadiraï.

L’Exhume de Sombrécaille peut être une excellente némésis pour les Chasseurs de Vestiges de votre table. Avec eux, une course contre la montre entraînera les PJs toujours plus profond dans les méandres de la Corruption et de la folie, et les fera affronter des menaces qui remontent aux temps anciens ou le Taggoth avait son trône à Balad al-Jamah.

Les barons de la pègre

Les principaux princes des voleurs, dits barons de la pègre sont:

Izmen: fournisseur alamite de la drogue 

Izmen possède des entrepôts dans le quartier shadirite, des dockers baziléens et un grand réseau de distributeurs principalement situés dans le quartier alamite et dans les alentours du mohibar de la Place des Fontaines. Il ne supporte pas le moindre écart bien évidemment, ce qui en fait une personne nerveuse et sanguinaire. Il suit la voie de l’Accord Parfait et évite scrupuleusement tout contact physique avec l’administration et la force publique.

Il blanchit sa fortune dans les auberges et les bordels baziléens et shadirites.

Garibaldi: l’As de la cambriole

Garibaldi est surnommé ainsi, mais il est avant tout le plus connu des espions de la Confrérie. Appuyé sur un réseau d’informateurs venant tout autant de la guilde des brocanteurs que des Fennecs de la mosaïque, il est la bête noire des pèlerins de l’épée. On raconte même que toute les nuits Garibaldi rêve de voler le trône de cristal. Bien sûr, il a des objectifs plus raisonnables, mais il a déjà délesté le palais des vizirs d’une somme conséquente de par le passé. Désormais, n’étant plus tout jeune, il forme des apprenti et leur propose des défis pour déterminer qui accèdera au titre de “Bras droit de l’As”. 

On dit qu’il est si fourbe qu’il serait prêt à s’introduire dans le trésor des temples rien que pour la valeur marchande des reliques. Mais on raconte également qu’il méprise les valeurs de l’empire parce qu’il a grandi comme esclave… Quoiqu’il en soit, il dispose d’un repère secret empli de mille et une merveilles étincelantes. Garibaldi change régulièrement d’identité publique et d’apparence. Seuls ses sbires sont au courant de ses transformations grâce à un code qu’il a établi avec eux. 

Ce que peu de gens savent, c’est qu’il a suivi la formation de vengeur de clans et celle de chimériste, sous de fausses identités.

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