Les Nains et les Lutins

Dans les plaines sarmanes se situe le pic rocheux de Mani-Gandlah, véritable météore byzantin des grandes steppes qui bordent la frontière orientale du royaume du nord.

En son sommet, la cité de Naos.

Ici vivent les nains, arpentant les falaises de cette colonne naturelle, et partant de là en chasse dans tout le massif à la recherche de minerais. Sur l’immense terrasse de Mani-Gandlah, les nains de Naos surveillent les hordes lointaines, et font paître leurs troupeaux. Habiles et industrieux, ils sont cependant peu éveillés aux choses de l’esprits, et incapables de magie. Cela ne les a pas empêché de concevoir un alliage dont ils ont gardé le secret inviolé: l’alfaban.
Léger et résistant, il est idéal pour le mouvement et assure une protection hors du commun. Véritable or noir de Gandariah, l’alfaban est prisé par les cités pélaboriennes qui tentent d’améliorer la protection des corsaires sans risquer de les couler. La Bazilée s’est octroyée un monopole d’état sur le commerce de l’alfaban vers Pélaboria, et dispose ainsi d’un puissant outil de contrôle sur les activités prédatrices de l’archipel. Les nains sont conscients de cet enjeu: ce ne sont pas des philanthropes. Ou du moins, ils n’ont jamais aimé les manières des rares pélaboriens à s’être aventurés jusqu’à Naos, et ont toujours refusé de commercer directement avec eux.

Le long des plaines qui bordent Mani-Gandlah, vivent les lutins,.

Créatifs, fanfarons, ils savent transplaner. Ce sont habituellement des voleurs et des commerçants, mais ils ne font jamais preuve d’une sérieuse violence, si ce n’est contre la Corruption.