Le Jeu de rôles de fantasy orientale/clockpunk

LES RUINES DE NAFIS-AN-KE

Allure de la cité

“Dans cette cité au style ancien de temples colossaux, dans des casbahs, vivent les nephilim, sous un soleil qui darde ses rayons brûlants. Cette région ensablée -où les habitations sont d’anciens sanctuaires abandonnés- conserve de nombreux secrets -contés par les scènes de bas-reliefs au seuil de l’effacement et les glyphes élaborés qui narrent dans une langue oubliée les temps anciens, composant des “chiffres” talismaniques perdus, aux effets sans doute dévastateurs, ou peut-être merveilleux. Récit des Mystères “On raconte que l’un des anciens érudits qui vint de l’est pour étudier la science des glyphes trouva un jour leur langue par la rencontre d’un antédiluvien reclus dans sa caverne des Montagnes Rouges toutes proches.

“Revenant à la cité, l’érudit commença à traduire le savoir ancien que les glyphes gardaient secrètement. Il passa des mois dans un silence quasi-absolu, à ne s’exprimer qu’en langue ancestrale, et n’adressait la parole à personne, si ce n’est aux titanesques statues qui se dressent aux entrées des pièces des temples. Un beau jour, alors qu’un groupe d’enfants riait à quelque jeu à ses dépends cachés dans l’ombre à quelques distances, il se mit à réciter une formule inconnue sur le ton d’un invocateur de ziggourat. Les enfants contemplèrent la lumière bleutée.

“Le décor du dehors changea soudain et dans la brillance aveuglante, les enfants perçurent alors la plus exquise des oasis, verdoyante et baignée d’eau claire. L’érudit disparu dans le décor du mirage, marchant d’un pas lent. Lorsque les enfants se levèrent pour s’approcher, la lumière se fit plus intense, comme si le soleil lui-même leur faisait face. Lorsqu’elle décrue, les enfants rouvrirent les yeux et purent observer les choses telles qu’elles étaient auparavant. Tout était redevenu normal, mais l’érudit avait mystérieusement disparu et on ne le revit plus jamais. Parmi les enfants, l’histoire circula. Mon grand-père était de ceux-là.”

Histoire contée par Bezaliel, un ancien des nafilin de Nafis.

Architecture de la ville

Le centre névralgique de la ville est le Temple de Balad-Ilahi, un immense temple troglodyte, dans une obscurité perpétuelle. La fraîcheur de l’ombre est si prisée dans la cité que les activités les plus importantes sont pratiquées dans le lieu le plus frais de la ville. Ainsi, le marché de Nafis-An-Ke a-t-il lieu dans la grand-salle du temple. Ce temple est gardé par les golems pétrifiés, deux sphinx, dont le pouvoir est -dit-on car personne ne l’a jamais vu à l’œuvre- de faire tomber en poussière les shayatins qui s’approcheraient de la cité. Ils ont la forme de deux Séraphin. Autour, toute une série de temples -plus ou moins enfoncés dans les falaises des Montagnes Rouges, plus ou moins en ruinesabritent les habitants du lieu, servant de demeurent claniques.

Chaque clan a sa mission pour l’équilibre et la complétude des besoins de la cité, avec une tendance forte à la pratique de la Sacralité, moyennant quelques aménagements pour faciliter des actions dictées par la nécessité. Les demeures les plus éloignées du centre ne sont plus des temples mais des casbah peu ouvragées, parfois agrémentées de la présence d’une simple statue de style assyro-égyptien.

Le fleuve Apep passe par cet endroit de la ville où l’on s’entasse dans un dénuement particulièrement soigné, car la valeur principale des habitants, en dehors de la chevalerie et de la sacralité est l’ascétisme. Autour, ce sont quelques cultures de légume et de papyrus, au delà du fleuve, la cité s’étend encore, abritant les humains, les ouvriers et les nomades de passage en caravanes commerciales.

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