Les tissus et l’habillement

Cuir, lin, coton, chanvre, soie, fourrure, or – symbole de virilité – et argent – symbole du féminin sacré –, pièces de métal, perles et pierres précieuses font partie des matériaux utilisés dans l’ensemble de l’empire afin de vêtir les sujets. On y porte des tuniques, parfois légères, certaines rehaussées de brocarts. Les ceintures sont de cuir ou de lin, fines, larges ou épaisses ; on se couvre de capes ou de véritables manteaux à manches ajourées ou serrées – lorsqu’ils sont en fourrure, les coupes sont assez droites. Les chemises sont près du corps, ou amples et échancrées, en fonction de la région et des températures. La plupart du temps, des bottines accompagnent braies et pantalons, occasionnellement de flanelle ou amples. Les serviteurs, quant à eux, vont nus ou avec un linge autour de la taille.

Le peuple est très friand de sandales de toutes sortes, surtout dans les contrées peu humides ; leur port peut toutefois être relativement douloureux à la longue. Turbans, casques pointus ou coniques se rencontrent assez régulièrement. Les manches peuvent être cousues aux épaules et rehaussées d’un boudin serré par des liens, dans le plus pur esprit médiéval européen, surtout dans la classe marchande pelaborienne. Une besace ou un coffret léger cerclé de fer accompagnent parfois la ceinture.

On trouve également de frêles mocassins ou des sortes d’escarpins, aussi bien aux pieds des hommes que des femmes. Les pourpoints sont assez rares, mais on en rencontre. Les courtisanes peuvent porter, attachée à la taille, une sorte de surjupe moins suggestive que le reste de leurs atours. Le surcot est parfois de mise. Les masques ne sont pas exceptionnels et peuvent être finement ouvragés, mêlant toutes sortes de matières. Il en va de même pour les voiles et les voilette gracieuses, de mousseline, dentelle, gaze ou soie légère.

Les manteaux croisés au col montant sont assez répandus à Pelaboria.

Le linge est tenu propre par une armée de lavandières, tantôt organisées pour le commun, tantôt à domicile pour les plus riches.

Le maquillage est à base de khôl, de henné, de fards… On porte des boucles d’oreilles ou de nez. Au Maha, on y ajoute une chaînette reliant les deux appendices.

D’autres éléments folkloriques sont à noter :

  • Shadiraï : les seigneurs portent une toge de soie ouverte sur une épaule, la dégageant du tissu, et tombante sur l’autre, généralement la gauche ;
  • Bazilée : les nobles portent un petit manteau sur les épaules sans en enfiler les manches ;
  • Mazighân : on porte tunique et pantalon bouffants et turban couvrant le visage lors des excursions dans les sables de la montagne. Un bandeau rouge est souvent mis par-dessus le long tissu. Les femmes y sont communément tatouées ;
  • Taggoth : on porte le pagne ou, pour les prêtres taggothi, la jupe d’homme.