Le Jeu de rôles de fantasy orientale/clockpunk

Les Voies

Les Voies sont les repères moraux du Seigneur, essentiels à la gestion politique de la tribu. Celle-ci attend donc une certaine adhésion afin de maintenir son soutien à son Seigneur en vertu de ses propres tendances.

Le PJ décide librement, et à sa discrétion, de son niveau d’engagement dans la Voie de son choix.

Pour chaque niveau d’engagement dans une Voie, le Seigneur hérite d’1 point de Grâce par partie (1 point pour Basique, 2 pour Pratique et 3 pour Zélé). Il y ajoute 2 points de Grâce qu’il obtient par défaut.

Si le PJ n’honore pas son niveau d’engagement au cours de la partie, le Conteur attribuera un à plusieurs point(s) de Révolte à sa tribu en guise de sanction. Lorsque les points de Révolte sont supérieurs à la somme des Forces et de la Corruption de la tribu, le Seigneur perd son soutien et se fait remplacer. Il doit alors rejoindre une nouvelle tribu dont il n’aura pas la gouvernance et sera donc soumis à un autre PJ ou à un PNJ.

La Voie mazdim

Cette Voie impériale traditionnelle est basée sur le concept de libéralité de l’ordre. En somme, elle garantit le droit, c’est-à-dire l’accès du plus grand nombre, à la plus large opportunité de réalisation personnelle et collective. Ce système privilégie l’organisation autonome au sein des confréries. Elle consent qu’il puisse exister différentes doctrines, spécifiques à chaque confrérie, du moment qu’elles respectent toutes le pouvoir central et ses libéralités en regard des mœurs.

Basique : Respecte de la Loi

Pratique : Assure le respect de la Loi

Zélé : Bats-toi contre les ennemis déclarés de la Loi

La Voie des Seigneurs

Les Seigneurs sont des privilégiés. Le fait d’appartenir à cette classe aisée représente une opportunité immense, mais également un devoir de stature et de respect. Cette féodalité n’a de sens que par l’esprit de charité. Si la loi mazdim a su s’en inspirer, rien ne vaut la défense des privilèges et des libertés pour signifier avec justesse que les choses ne peuvent changer qu’en bien. Car la générosité des puissants entre eux permettent toujours des alliances à venir, et celle envers la population conduit à l’amour du peuple et à sa fidélité plus sûrement, croit-on, que la peur de la répression. Pour se tenir à l’abri des kshayatrim et des félazzarites, les mazdim les moins regardant sur la loi et sa jurisprudence choisissent de s’en référer à la coutume des Seigneurs.

Basique : Ne laisse personne nuire à ton rang

Pratique : Fais preuve de charité

Zélé : Incarne la grandeur

La Voie du Long Chemin

La vie est un sentier à parcourir, une traversée des océans de l’inconnu, comparable aux longues pérégrinations dans le désert vers des horizons étrangers. Les nomades de l’existence, ceux qui font route vers la sagesse par l’expérience et assouplissent leur moralité pour aller à la rencontre de nouvelles cultures, pour découvrir sans a priori les attitudes des classes sociales, ceux qui font de chaque rencontre une occasion de grandir, sont sur le Long Chemin.

Ceux qui savent apprendre de tout et n’ont de cesse de changer pour aller toujours de l’avant, dans n’importe quelle situation, sont des gens peu ordinaires. Certains sont même convaincus que c’est une façon d’augmenter ses chances de rejoindre le Al-Muntir ou le sein d’Eloah. Quelles que soient les convictions du moment, il s’agit de faire des choix pour le devenir de l’âme, en une sorte de placement à long terme. Les adeptes de la Voie du Long Chemin auront tendance à pardonner, mais n’en feront jamais un devoir car rien ne peut être exigé, puisque tout s’apprend et tout vient en son temps.

Basique : Apprends

Pratique : Transmets

Zélé : Laisse chacun suivre sa Voie

La Voie felazzarite

Cette Voie intransigeante exige ascétisme et abandon de toute glorification de soi. Les felazzarites ne mangent pas de viande, ne portent pas d’habits de luxe, effectuent des jeûnes et des veilles. Ils ne prient qu’Eloah et n’accordent pas de dignité ou de statut particuliers aux dives Askya. Ils sont non-violents par code et se rachètent, si cela est nécessaire, de la violence accomplie par des interdits drastiques. Il leur est notamment proscrit de causer la mort.

Basique : Respecte les interdits

Pratique : Fais preuve de scrupule

Zélé : Prêche la bonne parole

La Voie des voleurs

Régis par une confrérie secrète, les voleurs, plutôt concurrents sur un même terrain, ne se rassemblent que rarement, principalement lorsqu’ils sont menacés par l’ordre et la loi, ou par la tyrannie. Ce sont des anarchistes, mais leur conduite est menée par l’esprit de liberté sans la forme exclusive de la chose. Aucun d’entre eux ne s’attendrait à ce qu’un interdit ou une privation de droit soient exercés. Leur loi réside dans le principe : pas vu, pas pris. La liberté appartient aux gens discrets. Hélas, certains adoptent la Voie des voleurs sous le couvert de la clandestinité pour des raisons plus obscures : tel pédophile se cachera ainsi, tel vizir torturera sans crainte des lois, et ainsi de suite.

L’intérêt de voir prospérer la clandestinité sur le dos d’un état si faible qu’un empire confédéral, c’est de pouvoir échapper à celui-ci sur le terrain et à long terme. La « Confrérie » représente, en hauts-lieux, une véritable société secrète, disposant d’un potentiel de frappe imposant, ne se révélant que face à la menace ultime de la privation des opportunités telles que celles des états militaires d’Urzil ou de Yakal Khagan.

Même si l’allégeance kshayatrim ne pose pas de problème en soi à la Confrérie, leurs armées, elles, demeurent l’ennemi à abattre.

Basique : Ne te fais pas prendre

Pratique : Relève de nouveaux défis régulièrement

Zélé : Ne laisse pas les confrères quitter la Voie

La Voie de l’Accord Parfait

Les confréries discutent de l’opposition théorique entre les voies religieuses et remarquent depuis longtemps leur point commun : elles font de l’adepte un être qui dépend de Vertus au regard de sa communauté. Non-contentes de ce constat, qui a plongé Gandariah dans les Âges Sombres, elles élaborent de nouvelles perspectives, basées sur leur compréhension rationnelle et subjective. Elles ont pris conscience de la fragilité de faire reposer l’ordre mazdim sur l’adhésion à un contrat théologique. Elles estiment également que les logiques des kshayatrim sont trop bornées pour permettre un monde en nuance qui puisse aller vers sa destinée sans s’autodétruire.

Voyant dans la négociation un dessein supérieur, les adeptes de la Voie de l’Accord Parfait s’arrangent avec les autres tout en préservant la finalité de la continuité du monde. Ils travaillent à ne jamais figer leurs formes de tractation dans une identité idéologique particulière et font prévaloir l’objectif sur l’instant acquis. Ce sont des experts dans l’obtention de contrats satisfaisants.

Basique : Sois comme la vague

Pratique : Négocie toujours à la hausse

Zélé : Domine tes certitudes

La Voie kshayatrim (PNJ)

La Voie kshayatrim, en tant qu’œuvre du chaos, vise surtout à émanciper l’individu de l’emprise sociale. Elle cherche même, sous l’influence d’Eldobos et par l’allégeance à Shayatz, à satisfaire le plus largement les aspirations au pouvoir et à la domination de l’individu. La violence y est coutumière, ritualisée parfois dans certaines sectes spécifiques, comme la secte moghule.

Basique : Ne sers que toi

Pratique : Sers-toi des autres

Zélé : Ritualise et sacralise la violence

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