Le Jeu de rôles de fantasy orientale/clockpunk

Mazighân

Sur la côte nord-ouest du continent gandari, se situe l’émirat de Mazighân.

Le port de Kiddom compte parmi les principales places commerciales de l’ouest, où la pointe du pays touche l’extrémité du golfe d’Azkara, s’ouvrant vers les mers pélaboriennes.

On remonte des fleuves d’envergure moyenne au milieu des plantations et des villages jusqu’aux contrefort du massif de Zeffam, qui couvre tout le Haut-Mazighân. La végétation y est abondante, ainsi que les pluies et le climat est tempéré. Des vents du sud colportent la chaleur, et rencontrent des dépressions des mers du nord, plaçant le pays sous l’influence des changements de climat rapides et fréquents, et de fortes bourrasques.

En s’enfonçant dans les montagnes, on découvre la matière première la plus importante du commerce Mazighani: le Kalyosite, ou “granit bleu”. Les alchimistes ont découvert que cette roche, aux propriétés lunaires, donnait à l’ouvrage des armes tranchantes une facilité d’aiguisage et de robustesse inégalée. Ainsi, on aurait pu penser qu’ils se seraient installés ici pour les plus importantes forges d’acier lunaire de l’empire.
C’est sans compter sur les midasséens, qui ont vite compris que si les mazighani savaient forger l’acier lunaire, il deviendraient une puissance économique prête à dominer les mers pélaboriennes. Pour cette raison les pélaboriens -en tête desquels la cité alchimique d’Akazame- font tout leur possible pour nuire aux avancées technologiques de la sidérurgie et de l’alchimie du Mazighân: leur place est en jeu.

Au creux des vallées du Haut-Mazighân, la capitale -Dar al-Qarayn- y trône comme un géant de pierre. Placée sur un monticule élevé et large, elle est couverte de ksars traditionnels du pays. La population s’entasse en hauteur, abritée du climat et de légendaires oiseaux géants qui épiaient autrefois la région pour trouver leurs proies.

On traverse le massif parsemé de pics rocheux dont la tête se perd dans les nuages. On atteint alors la croisée des routes des ksars.

Vers l’est, c’est la route des embruns, recouverte de pêcheries du golfe et de demeures cossues et confortables, à la mode romaine. Là attend Birbira dont les spécialités de fruits de mer sont aussi légendaires que le grand mohibar.

Vers le sud, on atteint la côte occidentale à Saydawine, port fortifié sur un versant pentu. L’industrie des ateliers de confection textile y est avantagée par les bas coûts de la matière première abondante. La métallurgie également a ses usines, avec des fonderies de canons et une multitude de chaudronniers. La guilde de l’acier dispose d’un pouvoir de représentation avec son propre tribun.

Autrefois, c’est par cette route que l’on descendait à Bès. On y commerçait avec les tuariks. Depuis les invasions shamites, la ville est tombée aux mains du peuple du désert. S’y rendre est compromettant.

Le Bas-Mazighan part de là et s’étend vers l’ouest sur un bras de plus en plus large, retrouvant le fleuve Rüh. Aqlah est la plus grande cité de la région, et l’ingéniosité de ses aventuriers commerciaux y est légendaire.

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